Envoûtements VIII

Composition : 2005
Durée : 18′ – 8 cellos –

Effectif : 8 violoncelles
Commanditaire : Festival de Beauvais
Création : 05.10.2005, Festival de Beauvais, Octuor de violoncelles de Beauvais
Éditeur : Jobert

Notice

Suzanne GIRAUD travaille au cycle des Envoûtements depuis 1996. Chaque Envoûtement représente à la fois un aboutissement et un “laboratoire”. La musique, pour Suzanne GIRAUD, est essentiellement vibrations. Mais de plus, selon elle, la succession de ces vibrations, leur ordre et leurs qualités respectives frappent l’imagination et il en résulte des sensations. Le propos des Envoûtements est d’agir sur l’ordre et sur la nature des événements afin de provoquer ces sensations et ainsi, en quelque sorte, d’envoûter, dans une suite de transmission qui va de la page à écrire au compositeur, du compositeur aux interprètes et des interprètes au public. Les Envoûtements VIII ont été achevés le 11 mars 2005. Leur chiffre correspond à l’ordre de composition dans le cycle et aux huit violoncelles de l’Octuor de Violoncelles de Beauvais. Ils s’enchaînent en quatre parties, ayant chacune son tempo: modéré, lent, modéré et vif. A l’intérieur de chacune de ces parties, on retrouve la subdivision en quatre, selon le procédé fractal: quatre configurations en contraste, confrontant l’immobilité à la glissade, la rugosité au son lisse, la polyphonie à l’harmonie en blocs, et cela, en tirant au maximum parti des caractéristiques des instruments en présence. La taille de chaque objet et la manière dont ils se juxtaposent les uns aux autres en font comme des grains qui s’ajoutent entre eux en un grand chapelet incantatoire.

 

Presse

 

– Envoûtements VIII (#) (création) –

“Troisième création de cette soirée, les Envoûtements VIII sont, bien entendu, destinés à huit violoncelles, ceux de l’Octuor de violoncelles mené par Jacques Bernaert. La difficulté de la mise en place et le raffinement des textures exigent en outre la présence du chef d’orchestre Daniel Kawka. Comme chez Bartok, le soin presque maniaque apporté à la construction ainsi que la parfaite maîtrise des ressources techniques des instruments ne constituent jamais une fin en soi, mais simplement le moyen d’atteindre une expression fusionnant rigueur et lyrisme: si la densité et la richesse du propos (ainsi que la durée – quatorze minutes) évoquent celles des Envoûtements V (pour guitare et quatuor à cordes), la formation réunie autorise par ailleurs des effets de nature plus orchestrale, comme ces accords répétés ou ces cellules qui circulent rapidement d’un groupe à l’autre.”

Simon Corley

Beauvais
Théâtre du Beauvaisis
05/10/2005

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